Massif Central Ferroviaire: Actualités

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Actualités 2016 : 25 nouvelles
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Date
Objet
11/02/2019

I.C. missa est.

n° 642

Où il est question d'un réseau peau de chagrin et de rames boîtes à chagrin.


Les trains Intercités, c'est tout ce qu'il reste des innombrables trains express, souvent à tranches multiples, qui sillonnaient la France en tout sens au cœur du XXème siècle. Les trains Intercités, c'est la dernière concession d'un Etat exsangue aux régions privées de LGV.

Mais cette concession est toute provisoire.

Côté réseau, les milliards dépensés chaque année pour tenter de régénérer les infrastructures sont insuffisants, même quand le travail est correctement effectué, et les chantiers font de surcroît l'impasse sur la signalisation et les installations de traction électrique. Globalement, le réseau continue de vieillir, et la vitesse moyenne des trains hors TGV (quoi que) poursuit sa décroissance, avec parfois des temps de trajet dignes de la traction à vapeur. Inéluctablement, les lignes vont continuer à fermer les unes après les autres. Ce n'est qu'une question de temps. D'ailleurs la carte 2019 du réseau ferré national n'est toujours pas mise en ligne : trop de coups de gomme à donner sans doute. On se consolera (?) en considérant l'état des chaussées et des ponts routiers : pas vraiment meilleur.

Côté matériel roulant, le temps des rames tractées est révolu, place aux trains automoteurs. Commandés en nombre insuffisant, ces matériels sont livrés au compte-goutte. Leur déverminage étant parti pour durer, les "Coradia Liner" semblent passer moins de temps en ligne qu'en atelier, ce qui se traduit par des relations supprimées ou à la composition inadaptée. Qui plus est, leur confort, relatif sur de longs trajets, ne séduit pas la majorité. Et on s'interroge déjà sur leur durée de vie.

C'est là que l'on s'aperçoit qu'un matériel neuf, pas plus qu'une ligne régénérée, ne sont synonymes de progrès. Il est à craindre que ce soit volontaire.

Plus d'info / source : 
10/02/2019

Une gare-mystère (III).

n° 643

Voici, à gauche, une photo de la gare-mystère, prise le 15 février 2019. Il suffit de passer la souris sur le cliché pour revoir les lieux 107 ans plus tôt. Malheureusement, des travaux, ainsi qu'un contrejour gênant, n'ont pas permis de retrouver exactement l'angle de prise de vue de jadis. Un passage souterrain a notablement modifié les lieux.


La gare_mystère est bien celle de NIMES_VILLE (Gard). Nous sommes en 1912, et ces personnages, qui nous apparaissent hauts en couleur pour ne pas dire truculents, sont des scientifiques, géologues et naturalistes, se rendant sur place à un congrès de l'Association Française pour l'Avancement des Sciences.

Ci-dessous, deux plans, respectivement de 1907 et de 1927, permettent d'indiquer la position du photographe :




Plus d'info / source : Documents Guy MASSONAT et Loïc.
23/01/2019

Une gare-mystère (II).

n° 641
Une poignée de spécialistes est parvenue à identifier la gare-mystère présentée le mois dernier (in Archives 2018).

Voici deux documents mettant en lumière des détails présents sur la photographie originale, et reproduits ci-contre.

Le premier présente un plan des consoles visibles établi par le... PLM.

Le second montre une photo prise en 1874 de la halle dont on aperçoit des travées au second plan.






Vos suggestions éventuelles en cliquant sur Contact ci-dessous.

Plus d'info / source : Contact - Documents Loïc & WikiPLM.
01/01/2019

1945: le train passe, le rail arrive... 2019 : le train trépasse, le rail dérive...

n° 640
    En France, pendant la seconde guerre mondiale, de nombreuses installations ferroviaires furent dévastées. Pour l'essentiel, elles furent remises en état, voire modernisées.

Seuls quelques pont-rails ne furent pas reconstruits, comme ceux sur la Loire à Blois, sur l'Yonne à Sens ou sur le Rhône en Arles. Les lignes concernées connurent alors une néfaste exploitation en antenne.

Si, aujourd'hui, on se retrouvait dans la même situation, les Collectivités se borneraient à bitumer quelques gares routières, ainsi que des aires de covoiturage. C'est que le chemin de fer a perdu son caractère stratégique. Les gilets jaunes se seraient ridiculisés en allant bloquer les gares de triage.

Si un nouveau conflit devait intervenir, l'ennemi n'aurait qu'à anéantir nos rares raffineries et dépôts de pétrole, faire sauter quelques gazoducs trop bien identifiés sur le terrain, et saboter les principales interconnections de lignes à haute-tension pour paralyser le pays.

Sans carburant, sans carte bleue et sans réseaux sociaux, nous n'aurions plus qu'à aller piquer une pelle chez le voisin pour creuser notre propre tombe.


   

Le "pont de Lunel" sur le Rhône, en Arles, après le passage des bombardiers alliés.
Plus d'info / source : Document Jean-Marie BORGEAIS. Photo Inventaire général du Patrimoine culturel Paca.

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Dernière mise à jour de cette page: le 02/03/2018