Massif Central Ferroviaire: Actualités

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Actualités 2009 : 16 nouvelles
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Date
Objet
21/05/2009

L'X 2800 : plus grand encore mort que vivant!


n° 374
Bon nombre des autorails X 2800 renaissent de leurs cendres commerciales et entament, souvent dans le Massif Central, une seconde carrière, touristique et muséographique.

"On a roulé sur la lune" : c'est un peu ce que l'on se dit en voyant l'X 2900, en acheminement de Besançon à Toulouse, s'accrocher aux croupes lozériennes.

L'Altaret - 15 mai 2009

Photo Cyril PORTEFAIX
Plus d'info / source : Liste des X 2800 préservés et plus encore, par Damien FOLLET.
25/04/2009

Vivarais sur image.

n° 372
La pierre de 1890 ne dépareille pas la pierre de 1470. Cette vue du site du Grand Pont, à Jean de Muzols, date du 7 mars 1992. Le Doux s'écoule de droite à gauche sous la grande arche.


Bruno BURGUNTER nous présente une vidéo récente de l'endroit.
Plus d'info / source : 
18/04/2009

Cévennes : c'est pas gagné!

n° 371
Tête sud du tunnel de Gravil - Cliché Jean-Yves BRIAND - 13 avril 2009

Une hirondelle ne fait pas le printemps : ce ponceau rénové ne doit pas étouffer les trés inquiétants propos tenus le 15 avril 2009 par le Directeur Régional Auvergne de la SNCF à propos de la remise à niveau de la ligne des Cévennes : « Nous ne savons pas quand Réseau Ferré de France décidera de lancer ce chantier, ni si la SNCF sera retenue pour la maîtrise d'ouvrage. Vraisemblablement, il n'y aura pas de travaux en 2009, ni en 2010», a précisé Pierre Sablier, qui a ajouté : « L'hiver a accentué le mauvais état de cette ligne. En particulier, les parois rocheuses des falaises et tunnels nécessitent par endroits la pose de filets de protection ».

Suite aux diverses manifestations ayant eu lieu à la Bastide_Saint Laurent les Bains le 28 octobre 2008 et à Langeac le 29 novembre 2008 pour défendre l'avenir de la liaison ferroviaire Paris - Clermont Ferrand - Nîmes via les gorges de l'Allier et les Cévennes, l' "Association des élus pour la Défense du Cévenol", regroupant les maires, conseillers généraux et régionaux de deux régions et trois départements a été réconfortée à ces occasions par la forte mobilisation de la population, des passionnés de la ligne et des cheminots, défenseurs d'un service public de qualité, mais aussi du patrimoine inestimable que représente son tracé extraordinaire !

Il lui a donc paru évident de modifier ses statuts afin de s'ouvrir à tous ceux qui veulent l'aider dans sa démarche.

Alors qu'une décision de fermeture de sa section centrale entre Langeac et Langogne devait intervenir le
14 décembre 2008, le pire a été évité et la liaison ferroviaire est "sauvegardée" ! Cependant, rien n'est gagné en ce qui concerne son avenir à plus long terme. Il est donc important de rester vigilant pour que se réalisent enfin des travaux de remise à niveau et essentiel pour l'association d'entreprendre une démarche plus approfondie, en partenariat avec les conseils régionaux d'Auvergne et du Languedoc-Roussillon, en ce qui concerne la réorganisation des dessertes proposées, les offres et services en gare, et la promotion de cet atout extraordinaire pour les secteurs traversés.
Plus d'info / source : Téléchargez le bulletin d'adhésion ici. Cotisation : 5 €.
01/04/2009

Les neiges du kili-MENDE-jaro.

n° 367
Photo Cyril PORTEFAIX - Vendredi 13 mars 2009.
Belvezet (Lozère).

Cet hiver, sur le Translozérien, ce n'est pas en heures, ce n'est pas en jours, ce n'est pas en semaines, mais en mois qu'il a fallu compter les interruptions de trafic dues à l'enneigement, pourtant relatif, de la section Mende - la Bastide. Déneiger est devenue une opération trop chère, trop compliquée, pas assez virtuelle : la procédure n'est pas normalisable et encore moins éxécutable sur Internet. Alors on jette l'éponge.

D'ailleurs, au prochain service, il est question de suspendre tout trafic, entre la Toussaint et les Rameaux, sur les lignes culminant à plus de 500 m d'altitude. Cette mesure sera reconduite les années suivantes, où les hivers sont annoncés rigoureux, mais en abaissant le seuil de 50 m chaque automne. Ainsi, dans dix ans, le problème des congères sera définitivement résolu, et les chasse-neige pourront être amortis, sans que l'on songe à les remplacer.

Restera alors à traiter le problèmes des étés, que l'on prédit caniculaires, entraînant de fâcheuses dilatations de rails et de caténaires. Des Rameaux à la Toussaint, la vitesse sera abaissée par palier de 50 km/h, printemps après printemps.

Ainsi, à terme, l'objectif de certains cheminots sera atteint : pouvoir gagner sa vie sans s'embêter à faire rouler des trains.
Plus d'info / source : 
25/03/2009

Retour sur l'Alais-Rhône-Méditerranée.

n° 369
L'histoire des grandes compagnies ferroviaires est en général bien connue. Les tribulations des sociétés plus modestes qui fleurirent au XIXème siècle sont souvent plus obscures (sauf pour les toutes premières qui jouèrent un rôle de pionnières). L'Alais-Rhône-Méditerranée est de celles-ci, et il est toujours exaltant de mettre la main sur des documents méconnus, sinon inédits, la concernant. En voici deux.

C'est la carte de visite de l'homme qui a dessiné les fameuses gares de l'ARM, compagnie qui était de Chemin de fer et de Navigation.

Collection Patrick VALENTIN
Un tel cadrage n'est aujourd'hui plus possible, sans doute parce que les lieux ont changé, mais peut-être aussi parce que la plupart des photographes d'aujourd'hui n'ont pas le talent de leurs prédécesseurs de la Belle Epoque. La preuve, en cliquant ici et .

Collection Patrick VALENTIN.
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16/03/2009

C'est une crise? Non, sire, c'est une révolution.

n° 368
La vie quotidienne dans le Massif Central au XXI ème siècle : une motrice à bout de souffle remorque au pas un autorail "ultramoderne", mais néanmoins en panne, sur une voie hors d'âge, dont l'état va entraîner, sous peu, la suspension de tout trafic.

Gaillac d'Aveyron, le 24 février 2009.

Cliché Cyril PORTEFAIX.

Les établissements ferroviaires, qui ne parviennent plus à entretenir dans les règles de l'art leurs matériels et leurs infrastructures, ne sont que le reflet d'une société qui n'a plus la capacité de maintenir en ordre de marche tous les équipements dont elle s'est dotée depuis le début de l'ère industrielle. Les particuliers eux-mêmes n'échappent pas à cette loi : il n'est qu'à voir la grimace qu'ils font lorsqu'ils découvrent les devis de réparation de leur chaudière ou de leur automobile. Dés lors, ils préfèrent s'endetter, plutôt que de renoncer à leur niveau de vie. L'Etat fait exactement la même chose, et le déficit file, file, file.

La dette financière que nous sommes en train de laisser à nos enfants n'est cependant pas la pire. Nous leur avons déjà volé les vraies richesses : il n'y a plus d'eau claire, il n'y a plus d'air pur, il n'y a plus de terre saine, et les abeilles tombent comme des mouches. Le Massif Central est devenu un dépotoir d'uranium (merci Areva), tandis que les lits de la Saône et du Rhône offrent leur PCB à la voracité des anguilles (merci EDF, qui, en effet, nous doit plus que la lumière). Honni soit le XX ème siècle qui a enfanté les barres d'immeubles et les barres chocolatées, les premières bouchant la vue et les secondes bouchant les artères.

Le béton et le pétrole ont été de fausses bonnes idées, qui ont terni le monde et anéanti le climat. Qui veut encore nous faire croire que demain, elle sera plus belle la vie?

Plus d'info / source : A ceux qui restent convaincus que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, je conseille la lecture du dernier ouvrage de Jean-Marc JANCOVICI et Alain GRANDJEAN : "C'est maintenant! 3 ans pour sauver le monde". 19,50 € aux Editions du Seuil.
14/03/2009

Cent ans, sans train.

n° 366
Plus d'info / source : 
10/03/2009

Le Chemin de Fer du Vivarais remue encore!

n° 370
En cliquant sur les liens ci-dessous, ou bien en les copiant-collant sur la barre d'adresse de votre butineur préféré, vous verrez, vous entendrez des "choses", que l'auteur de ces vidéos improvisées ne s'attendait pas lui-même à voir et à entendre.

Vidéo n° 1
Vidéo n° 2
Vidéo n° 3
Vidéo n° 4
Vidéo n° 5

Laissons Bruno BURGUNTER s'exprimer :

Aujourd’hui,
10 mars 2009.

Cadeau.

Joie immense, parce que totalement inattendue, au milieu d’une ambiance proche du désastre.

Le plaisir franc, massif, simple, d’entendre à nouveau un moteur de Billard tousser, crachoter, ronfler, ronronner, s’étrangler, pour repartir après une relance in extremis…

Le plaisir tout aussi intense de voir – enfin - rouler et manœuvrer un autorail (à défaut de Mallet ou de Pinguely bicabine), ne serait-ce que sur quelques dizaines de mètres, dans les emprises de la gare de Tournon, après un coma de presque un an…

Le plaisir extrême d’entendre le klaxon 2 tons répandre ses vocalises dans le paysage…

Patrimoine. Sans concession. Sans ambiguïté. Évident, sauf pour ceux qui ne veulent pas voir ni entendre.

Et hasard tout aussi énorme, d’être justement sur place à ce moment là, presque « par inadvertance ».

Et brutalement, mon APN, que j’avais emporté à titre professionnel, m’indique sobrement que sa batterie est définitivement vide… Solitude, intense solitude.

Mais mon photophone, lui, est dispo… A défaut, il assure ! (désolé pour les tremblements et le défaut de maîtrise du zoom : j’ai couru un peu)…

Alors je vous fait profiter du cadeau.

Au passage, je dédie ces vidéos à la ou les personnes qui ont participé à un maquillage de mémoire, en déposant les plaques indicatrices qui balisaient l’accès au Chemin de fer du Vivarais dans toute la commune de Tournon. D’habitude, c’est une gerbe que l’on dépose devant un monument. Ici, on dépose les plaques ; ainsi, on efface insidieusement la présence de ce monument…

Devrons nous être obligés de penser qu’aucune volonté sérieuse ne souhaite le redémarrage de ce monument historique ?

Actuellement, l’équipe des trois personnes maintenues sur place fait le maximum pour mettre « à l’abri » le matériel roulant : rangement, rassemblement du matériel, et aussi mise en place de bâches sur les wagons. L’autorail en mouvement sur ces vidéos a été remis en marche, grâce à un embrayage remplacé… Miracle, peut-être sans intérêt pour certains, mais important pour ceux soucieux de maintenir la vie.

Des vandales sont venus « s’exprimer » sur le matériel : vitres brisées en totalité sur plusieurs voitures (les bretonnes…), dégradations diverses… comme si c’était normal et rigolo.

Et puis, pour ceux que l’info intéresse (même s’il est tard), ce jeudi 11 mars au matin : circulation d’un train de reconnaissance / ouverture de ligne, entre Lamastre et Boucieu. Ça, c’est plus intéressant et positif.

Photographes, il est encore temps…

Et pour les autres, aussi : mais il y a encore et toujours urgence ! "
Plus d'info / source : La SGVA lance un appel à l'aide. Elle connaît, en effet, les plus grandes difficultés à trouver et financer des bâches pour protéger le plus de matériel possible. Alors, si vous ne savez pas quoi faire de vos stocks-options...
01/03/2009

Montluçon - Ussel, un an après.

n° 364
A l'Eurostar, pardon, à l'instar de Maggie Thatcher qui clamait "not a public penny" pour le tunnel sous la Manche, l'Etat français pense "pas un seul euro" pour le Paris - Ussel, mais ne le dit pas. Le Président de l'Association Codérail dresse ici le bilan d'une réunion qui s'est tenue au sujet de la ligne des Combrailles le 6 février 2009 à Mérinchal (Creuse).

On voit à gauche la voie unique au sud de Montluçon, à l'épreuve du temps qui passe, mais aussi des ramasseurs de tirefonds.


Cliché Antoine GERARDO. 25 janvier 2009.
Plus d'info / source : Codérail.
25/02/2009

Un Planplan Rail pour l'Auvergne

n° 365
Malgré des travaux sporadiques sur le tronc commun, l'avenir des lignes de Clermont Ferrand à Ussel et au Mont Dore demeure aussi illisible que la grille des dessertes actuelles. On voit ici, le 19 septembre 2008, un train de traverses, remorqué par les BB 66091 et 66042, franchir la zone de Volvic.

Cliché Jean-Pierre FRANCON.

Carte du Plan Rail Auvergne

Texte du Plan Rail Auvergne


L'analyse de la carte confirme que le personnel de RFF possède une connaissance toute relative du réseau qu'il est censé gérer : la section de ligne de Clermont Ferrand à Arvant apparaît tout bonnement comme électrifiée! Elle aurait du l'être, effectivement, au moins jusqu'à Issoire, mais les crédits prévus au début des années 2000 ont été réaffectés à la route. Espérons que les millions du Plan Rail saupoudrés sur l'Auvergne ne serviront pas, au final, à tenter d'éteindre le feu social allumé par la crise.

On notera qu'en ce qui concerne les sections fret, les travaux sont optionnels, et que la perénnité des lignes concernées par le programme dit de sauvegarde n'est nullement garantie. Enfin, RFF confirme la règle des"dix trains par jour, sinon rien".
Plus d'info / source : 
06/02/2009

Le Temps des Trains, entre la Saône et la Loire

n° 362
Si le chemin de fer a trés précocément occupé l'espace entre le Rhône et la Loire, il a tardé à se déployer, plus au nord, entre la Saône et la Loire. A telle enseigne que les six lignes qui ont fini par irriguer ce territoire semi-montagneux relevaient toutes, à l'origine, de l'intérêt local.

Les trois premières sont des "Mignerettes", c'est à dire des lignes à voie normale concédées à des compagnies diverses au titre de la loi Migneret de
1865. Celles qui nous intéressent furent rattachées, en 1883, au réseau PLM. Le trois dernières furent de vrais tacots départementaux à voie métrique, dont l'exploitation fut éphémère.

Le livre "Le Temps des Trains entre Saône et Loire" retrace précisément la gestation, la naissance, la vie et la mort de six itinéraires à voie unique, qui constituaient une sorte d'étoile autour de Cluny. Il s'agit des sections de :
  • Paray le Monial à Mâcon par Charolles,
  • de Pouilly sous Charlieu à Chalon sur Saône par la Clayette,
  • de Saint Gengoux le National à Montchanin,
  • de Montsols à la Clayette,
  • de Montsols à Cluny,
  • de Beaubery à Montceau les Mines.

  • De cet empire des omnibus, où les vaches étaient nombreuses à regarder passer les trains, il ne reste rien. Au terme d'un Yalta des nouvelles mobilités, la RCEA (Route Centre-Europe Atlantique), la LGV Paris-Sud-Est et diverses voies vertes se sont partagées une partie des anciennes plates-formes.
    Plus d'info / source : Le Temps des Trains entre Saône et Loire. Gérard MAGNIEN & Jean-Claude BAS. Editions la Taillanderie. 2008. 144 pages.
    04/02/2009

    Le goudron, les plumes et le Président.

    n° 363


    C'est du Président de la SNCF qu'il s'agit. Celui-ci, confronté à la grogne des usagers excédés par une qualité de service au raz du ballast, cherche à redonner une virginité à son établissement, au moyen d'une opération de communication appelée "Cartes sur table". Le voici donc, ce matin-là, alignant, sur France-Inter, les demi-vérités.

    Et notamment celle-ci : le prix moyen d'un billet est de tant d'euros. Pas cher, dit-il. Mais il oublie d'inclure dans ce prix moyen, le prix des cartes commerciales et autres abonnements, grâce auxquels un grand nombre de ces billets sont achetés, et qui constituent de plus une formidable avance de trésorerie pour l'entreprise.

    Autrement dit, M. Pépy triche avec les chiffres. Et les tricheurs, aux Etats-Unis, du temps des Dalton, on avait coutume de les enduire de goudron chaud, puis de les rouler dans les plumes. Ici, de préférence, on choisira celles des voyageurs qu'il a lui-même plumés.
    Plus d'info / source : 
    30/01/2009

    Trois et demi pour cent.

    n° 361
    Le 1er janvier 2009, du côté de Gallargues, un TGV "Lacroix" se dirige vers Montpellier, où le célèbre couturier, originaire d'Arles, étudia l'histoire de l'art. L'aménagement intérieur des rames "Lacroix", fragile et diversement apprécié, ne sera pas reconduit lors des prochaines rénovations de TGV. Il aura néanmoins servi à faire passer la pilule des tarifs élevés du TGV Est.

    Le
    14 janvier 2008, la SNCF a augmenté le prix des billets TGV de 3,5%, en moyenne. En moyenne. Et c'est là que le bât blesse. Car, comment est calculée cette moyenne, plutôt bidon?

  • J'augmente de 7% le tarif Loisirs, je n'augmente pas le tarif Prem's. Moyenne : 3,5%.
  • J'augmente de 6% le trajet Paris - Lyon, j'augmente de 1% le trajet Beaune - Chalon sur Saône. Moyenne : 3,5%.
  • J'élève le quota des places au prix fort et je diminue le quota des places à prix réduit, et j'augmente le tout de 3,5%.


  • L'hypocrisie ne s'arrête pas là, car pour les tarifs Pro, les tarifs augmentent de 3,5%, plus 1 ou 2 € selon la classe. Et que l'on veuille bien m'énumérer les avantages dont bénéficie le voyageur Pro de seconde classe qui ne fréquente pas les gares parisiennes. Aucun, et pourtant l'achat d'une carte Fréquence le condamne à être tondu. Sans appel.

    Car le TGV est un système optimisé pour produire du cash., accessoirement pour transporter les gens. Secret n° 1 : ne desservir que les grands bassins de population pour maximaliser la demande. Secret n° 2, limiter le nombre de rames et de relations pour minimaliser les coûts et créer une situation de pénurie propice à la surenchère, dont le yield management fait son miel.

    Le problème, c'est que plus les TGV sont chers, plus ils sont en retard. Plus en retard que les TER, et même plus en retard que les Transiliens, c'est tout dire. J'écris justement ces lignes à l'intérieur d'un TGV en retard. Vingt-cinq minutes pour le moment, mais je ne désespère pas d'arriver à trente et ainsi d'enrichir ma collection d'"enveloppes".

    Justement, à propos de ces "compensations", il se murmure que tous les retards imputables au réseau, c'est à dire à RFF, vont être considérés comme dus à une cause externe à l'opérateur SNCF et ne plus donner lieu au moindre bon ou remboursement.

    Il n'y a pas de petits profits.
    Plus d'info / source : 
    17/01/2009

    Tumeur maligne : tu meurs ma ligne.

    n° 360

    A l'époque du tout-mécanique, sueur et vapeur mêlées, les trains étaient à l'heure.
    Au temps des cabines climatisées, du consensus mou et du politiquement correct, tout se gangrène.

    Doyet (Allier). Dieudonné Michel COSTES. Février 1967.

    Retards à répétition, trains supprimés, caténaires arrachées, lignes marginalisées puis fermées, on pensait que le chemin de fer souffrait d'une mauvaise fièvre, d'une "grippe à rechute", comme on disait à propos du mal enduré par le Président qui voulait adapter Paris à l'automobile.

    Mais non, en
    janvier 2009, de nouveaux signes cliniques, alarmants, sont apparus, coup sur coup.

  • Des journaux bien informés nous révèlent l'astuce des grèves-bonus, qui pénalisent tant d'usagers depuis le nouveau service : des arrêts de travail tournant de 59 minutes désorganisent le trafic, mais pas du tout la feuille de paie de ceux qui revendiquent.


  • Il neige sur la Provence. On a démonté la plupart des réchauffeurs, et les bouteilles de gaz des autres, volées, n'ont pas été remplacées. On ne dispose plus que de balais à chiottes pour dégager les aiguilles, et, du Var au Vaucluse, tout le trafic est suspendu, le temps que ça se calme.


  • Dans l'Ain, la motrice d'un TGV Duplex brûle en ligne. On pensait que ce genre de coup de chaleur n'arrivait qu'à des BB hors d'âge poussant en toussant des RIB non modernisées.


  • Suite à l'agression par trois mineurs d'un conducteur de RER à Maisons Laffitte, prétexte à une grêve généralisée et sauvage, la gare Saint Lazare est purement et simplement fermée, de peur que les 450.000 banlieusards bloqués et furieux ne violentent un second cheminot.


  • Ces symptômes ne trompent pas, ces complications révèlent une maladie létale : le chemin de fer est rongé par un triple cancer, social, technique et financier.

    La Ministre de l'Intérieur aura beau embastiller des terroristes en dentelle, des oussamas d'opérette, imprégnés d'idéologie, mais ignorant probablement l'existence même des fers à béton, les attaques qui frappent le chemin de fer ne viennent pas de l'extérieur, mais bien de l'intérieur.

    La cortisone des augmentations de tarif, l'AZT du plan de relance et le valium d'une communication hypocrite et décalée ne relèveront pas le patient.
    Plus d'info / source : RIB : Rame Inox Banlieue (ou "petit gris" pour les amateurs de gastéropodes).
    03/01/2009

    Massif Central Ferroviaire : bilan 2008.

    n° 356

    Cette photo, prise à l'occasion de la manifestation "V30" organisée en gare de Langeac, suite au "lissage" des réductions de vitesse dans les gorges de l'Allier, résume à elle seule les avancées du chemin de fer dans le Massif Central en 2008 : vérité au delà des Couzes, erreur en deçà. Cliché JC ROUBINET. 29 novembre 2008.

    L'année
    2008 aura été celle de la prise de conscience par le grand public que, depuis des lustres, la plupart des voies ferrées du Massif Central ne sont plus entretenues, ou si peu, avec la ferme volonté, en haut lieu, de voir démantelées des lignes non susceptibles d'accueillir un jour des TGV. On a malgré tout laissé les Régions acheter de coûteux éléments automoteurs, qui ne vont pouvoir continuer à rouler sur certains itinéraires qu'à grand renfort de soins palliatifs, payés en majeure partie par ces mêmes Régions, piégées jusqu'à la moëlle.

    Tandis que VFE commence à faire rouler à 200 km/h ses trains Téoz sur quelques sections au sud de Saincaize, dans l'optique d'y substituer un jour ses vieux TGV de retour, l'électrification Tours - Vierzon ne bénéficie qu'aux seuls TER de la Région Centre. La mobilisation autour de la ligne des Cévennes aura évité au tronçon Langeac - Langogne de connaître le sort funeste réservé à la section Montluçon - Eygurande, ainsi qu'au Chemin de Fer du Vivarais.

    En
    2008, l'audience de massifcentralferroviaire.com a cru de 14%, sans la moindre démarche promotionnelle. Les 7000 visiteurs différents mensuels appartiennent sans doute à l'élite de la pensée et du bon goût ferroviaires. Des gens trés au-dessus de la banalité contemporaine. Le nombre des contributeurs ne diminue pas non plus, et celui des contributions en souffrance a pu être contenu au-dessous de 300 (quand même!). Merci à tous.

    A chacun, je souhaite une Bonne Année
    2009. Que la crise nous débarrasse des aberrations de la société de consommation, globalisée ou non. Surtout, chaque jour de l'an qui vient, souvenez-vous que la croissance, c'est le confort pour quelques-uns et la dioxine pour tous, partout et pour toujours.
    Plus d'info / source : 

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