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Sur le BV de Talizat, entre Saint Flour et Neussargues, le simple fait d'avoir voulu graver le nom du département sur un bloc de lave ne constitue-t-il pas un pléonasme?
Cliché réalisé le 21/09/2008 par
William
BERTAZZO.
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Le Pouzin - Alès, aujourd'hui : Meysse, Rochemaure 1, 2, 3 et 4 (Ardèche). [5 photos]
Au pays de la foi et de la soie, Saint Hippolyte du Fort (Gard) : 1, 2, 3, 4 et 5. [5 photos]
Entre Loire et Haute-Loire, les trains de Bonson ne sauraient mentir : Périgneux 1 et 2, Luriecq, Valinches, Jullianges, Félines. [6 photos]
Vidons Naussac (Lozère)! : 1, 2, 3 et 4. [4 photos]
Au coeur de l'Hérault, entre Faugères et Paulhan : Gabian 1, 2, 3, 4, 5 et 6, Caux 1, 2, 3 et 4, Nizas 1 et 2, Paulhan. [13 photos]
Melting spots : Chagny (Saône et Loire), Laurens (Hérault), Rochefort du Gard, Saint Géry 1 et 2 (Lot), Périgueux (Dordogne), Saint Just et Vacquières (Gard). [7 photos]
Ont contribué à cette édition : Eric BAUDET, William BERTAZZO, Bruno BURGUNTER, Romain DAVID, Damien FOLLET, Victor HUGO, Jean PISON, Carlton SIGWARD, Pierre SIMONET. |
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La présente édition est illustrée
par plus de 3346 photos. |
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La présente édition est liée à une base de données
comptant 24628 entrées. |
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Le n° 132 paraîtra le
05/07/2009
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Rhône-Oceano Nox ou le crépuscule des trains de nuit |
 | | Le 13 juillet 1991, douze heures après avoir traversé le viaduc de Tarare, le Rhône-Océan Lyon - Brest franchit celui de Daoulas, au fond de la célèbre rade finistèrienne. Les voies du Massif Armoricain, comme celles du Massif Central, se sont battues contre un relief "en creux".
| Jadis, c'est à dire il y a un quart de siècle, un train de nuit, dénommé Rhône-Océan,
reliait, quotidiennement, les bords du Rhône à ceux de la mer d'Iroise. Eté comme
hiver,
il comportait un ou plusieurs fourgons porte-autos. Transporter une R12 de
Lyon à Nantes ne coûtait, à l'époque, guère plus de 30 euros. Mais, faire circuler
un tel convoi, qui donnait pourtant satisfaction à tout le monde, devait être
trop compliqué. Alors il a fallu ra-tio-na-li-ser.
L'avènement du TGV Atlantique s'étant accompagné de l'électrification de la
ligne de Bretagne-sud jusqu'à Quimper, il n'était pas pertinent de maintenir
une traction diesel lourde entre l'Odet et l'Elorn. Qui plus est, la section
reliant la cité de Saint Corentin à Landerneau n'avait pas vocation à rester
dans le
giron des Grandes Lignes. Ainsi, le Rhône-Océan fut-il limité à Quimper, mais,
en compensation, amorcé à Genève. Ce n'était pas encore trop grave. Les passagers
des couchettes allaient même se voir doter d'une couette, d'une bouteille d'eau
et de bouchons pour les oreilles. La rame, cependant, allait longtemps demeurer
un "patchwork" de voitures Corail non rénovées à la sauce "Lunéa" et de couchettes
UIC non climatisées. Plus question, bien sûr, de voitures-lits.
Après avoir été couplé jusqu'à Vierzon avec une tranche nocturne
Lyon - Bordeaux détournée de son itinéraire de toujours via Gannat et Montluçon
et d'ailleurs bientôt supprimée, le Rhône-Océan allait à son tour être privé
de Massif Central : traction électrique
de bout en bout via la région parisienne! Il eut alors été possible
de marquer un arrêt à Dijon afin de doter, enfin, les bourguignons d'une relation
directe avec la grande bleue. Mais non, le Rhône-Océan voyait déjà sa tempe
marquée du point rouge laser, désignant ceux qui doivent disparaître.
Le premier coup tiré ne fut pas mortel : le Rhône-Océan fut
seulement dérégularisé, dans le temps et dans l'espace. Un jour oui, un jour
non, un jour origine Lyon,
un jour terminus Nantes, un jour auto-train et l'autre pas. On sait que cette
technique, qui consiste à faire rouler uniquement les trains que
vous
n'avez
pas besoin
de prendre, est
synonyme
de couloir
de la
mort. Et effectivement, le coup de grâce doit être donné au service annuel
de décembre 2009.
L'arme
sera fatale
également pour quelques autres Corails de nuit.
Il ne restera alors plus qu'une poignée de convois nocturnes, qui seront à
leur tour balayés les mois suivants par la politique intégrale du tout TGV
absolu (1).
Faudra-t-il pleurer 150 ans de trains de voyageurs offrant des places couchées?
Oui et non.
Non, car au moment où jettent des étincelles les mêches entremêlées des bombes P, R et
C (comme Population, Récession et Climat), la question n'est pas de savoir
si l'on va continuer à voyager de jour ou de nuit, mais si l'on va continuer
à voyager tout court.
Oui, car celui qui n'a pas connu l'atmosphère, les bruits et les odeurs de
la gare de Neussargues, au temps des trains de nuit, à l'heure où blanchit
la planèze, celui-là n'a rien connu.
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| Plus d'info / source : (1) Les Corails "tout court" (le Cévenol, les Lyon - Metz et Strasbourg, pour l'essentiel) devraient accompagner les trains de nuit dans l'abîme. |
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